Pourquoi continuons-nous à danser le tango ?
El Barrio Villa Pueyrredon, janvier 2009, p. 17

Qui n’a jamais entendu au moins une fois la phrase tant répétée « le tango est une pensée triste qui se danse »? Nous ne possédons aucune source certaine confirmant que cette définition ait été donnée par Discépolo (le plus probable), Borges ou Ernesto Sabato. Mais quelqu’un l’a fait et, désormais, nous la connaissons presque tous. En revanche, ce qu’a dit Sabato, et qui est moins célèbre, c’est que « un Portègne qui danse un tango le fait pour méditer sur son sort, en général celui d’un roseau, ou pour faire passer les idées noires concernant la structure générale de l’existence humaine ». Tant de tristesse et de pessimisme nous ont amené à penser : « Mais alors, pourquoi tant de gens continuent-ils à aimer danser le tango ? » Les décennies dorées du tango sont loin et pourtant… le tango survit, insiste, comme il peut, se fait sa place génération après génération.

Nous traitons ce thème avec Marisa Carratini, professeur de tango au Centre culturel El Colectivo.

A ton avis, pourquoi les gens continuent-ils de s’intéresser au tango, cherchant à apprendre à danser, se rendant aux milongas ?

Je crois qu’il y a deux choses distinctes. L’une est ce que cherche la personne qui décide d’apprendre à danser et l’autre ce qu’elle trouve. Généralement les gens viennent parce qu’ils veulent apprendre à danser le tango que dansaient leurs grands-parents, ou parce qu’ils ont vu un spectacle de tango et qu’ils aimeraient apprendre quelque chose de ce genre ou, dans beaucoup de cas, parce qu’au cours d’un voyage à l’étranger quelqu’un leur a demandé de danser un tango et qu’ils ont eu honte de ne pouvoir le faire. D’autres viennent par simple curiosité. C’est un premier pas. Mais je crois que ces raisons ne subsistent que jusqu’au moment où ils rencontrent ce qui est au coeur du tango, à savoir « l’étreinte » (el abrazo). Et, à partir de là, les raisons de continuer à danser sont tout autres.

« L’étreinte », dans quel sens ?

Au sens strict mais aussi dans un sens plus large. Au sens strict ; je dis souvent que l’être humain, tout au long de sa vie, perd progressivement le contact. Quand il est petit, les parents le prennent dans leurs bras, le cajolent, l’embrassent constamment. Ensuite, il y a encore des contacts avec les amis durant l’enfance et une partie de l’adolescence. A l’âge adulte, les contacts sont toujours moins nombreux, plus ponctuels jusqu’à ce que la vieillesse apporte quelque chose de terrible, qui est qu’on ne touche pratiquement pas aux anciens… Alors, la rencontre de l’étreinte du tango, a quelque chose d’évocateur et mobilisateur. L’étreinte, la tenue dans les bras… c’est quelque chose qui se perd de plus en plus de nos jours où tout le monde communique par l’intermédiaire de l’ordinateur, du chat, etc. Alors, rencontrer tout d’un coup une communication corporelle, je dirais que c’est un fait important. Et, généralement, les gens sont surpris de façon positive.

Personne ne part en courant, effrayé par le contact ?

Très peu de gens partent. Cela a aussi à voir avec la manière d’enseigner ; c’est évidemment un apprentissage progressif. On ne peut aller se mettre dans les bras d’un autre n’importe comment. Et l’évolution d’un groupe influe aussi ; les exercices changent ainsi que les gens, gagnant de la confiance, allant jusqu’à se laisser faire, par exemple. Quand on s’entraîne à abandonner le poids du corps, en réalité, on est en train de s’abandonner à l’autre, et pour cela il faut gagner la confiance.

Et que serait l’étreinte dans un sens plus large ?

Je faisais allusion au fait que dans le tango, dans le tango dansé, de nombreux éléments de la vie sociale interviennent aussi. Nous rencontrons la nécessité de vivre ensemble sur la piste, démocratiquement ; nous sommes obligés d’écouter notre propre corps, notre partenaire et, dans le même temps, à rester en relation avec le reste des danseurs. Il y a au même moment introspection et convivialité. C’est dans cette relation multiple que se trouve l’étreinte au sens large.

Il faut rencontrer « le » partenaire pour pouvoir danser ? Ou cela ne change-t-il rien ?

Je suppose qu’il n’y a pas de règle en la matière. Lors des cours, il me semble très riche de changer de partenaire parce qu’à partir de la danse, on commence à connaître l’autre d’un autre point de vue, non depuis ses opinions politiques, ses préférences en matière de football par exemple, mais à partir de sa manière de danser : s’il est borné, s’il écoute les propositions, etc. C’est alors une manière de s’approcher de quelqu’un d’un autre point de vue, depuis une communication non verbale, à partir de l’expressivité. Il arrive ainsi fréquemment que lorsque l’on danse beaucoup, on apprécie beaucoup ce que chaque partenaire partage ou propose.

Mais, en même temps, il est certain qu’il y a toujours quelqu’un de spécial, avec lequel il y a affinité corporelle et dans l’expression de la danse. Il y a aussi une question presque anthropométrique, qui fait que certaines personnes « s’emboîtent », se complètent à la perfection comme si elles étaient un muscle et son antagonique.

Et n’oublions pas non plus qu’interviennent l’odeur, la texture de la peau, la température corporelle, que s’ouvrent de nombreux sens… Tout cela est un stimulant inégalable. Il arrive fréquemment que deux personnes totalement différentes hors de la piste s’y rencontrent grâce à cette langue commune qu’est le tango.

Pourrions-nous dire alors que danser le tango mobilise le corporel et la sensibilité ?

Pas seulement. Je considère que l’être humain est une unité. Et ma manière de mettre en oeuvre l’enseignement a à voir avec cette conception : nous sommes corps, âme et pensée. Tout ensemble. Si réfléchir ou s’affliger peut nous produire un ulcère, une blessure corporelle, pourquoi ne pourrait-on pas inverser le processus ? L’apprentissage et le plaisir du travail corporel peuvent nous aider à résoudre des problèmes émotifs et mentaux. Tout cela est lié. A de nombreuses reprises, dans la vie quotidienne, nous passons à côté de quelqu’un qui veut nous dire quelque chose, nous sommes pressés, nous ne l’écoutons pas ou nous le comprenons mal. Danser à deux nous oblige à travailler l’écoute. Si nous n’écoutons pas, nous ne pouvons marcher à deux, « glisser ensemble » (pisar juntos) qui est l’un des secrets de l’harmonie dans la danse.

Et la musique, quel rôle joue-t-elle dans tout cela ? Est-ce que les vieilles querelles entre musiciens et danseurs se sont effacées ?

Il y a une discussion presque éternelle entre musiciens et danseurs : est-ce qu’en premier on a eu le mouvement ou bien la musique ? Selon moi, cette dichotomie est ridicule parce qu’il est difficile d’avoir l’un sans l’autre. On peut naturellement se contenter d’écouter la musique. Mais n’est-ce pas agréable de bouge en même temps ou de regarder quelqu’un qui danse sur cette musique ? Pour moi l’idéal serait que le musicien apprenne à danser et que le danseur apprenne la musique.

Ce qui a assurément évolué dans cette relation à la musique et à la danse, c’est cette sorte d’adhésion inconditionnelle bien argentine qu’il y avait dans les années 40 quand les gens dansaient avec l’orchestre de Troilo ou avec l’orchestre de D’Arienzo et qui étaient des attitudes du genre River-Boca, etc. Les jeunes qui dansent aujourd’hui n’ont plus l’habitude de prendre parti de cette manière ; il y a plus d’ouverture, en dehors des préférences que chacun peut avoir, puisque, évidemment, certaines musiques te font vibrer plus que d’autres du fait qu’elles ont plus à voir avec toi.

Tu penses que c’est une danse qui joue toujours un rôle social ?

Oui. Elle ne joue plus le même rôle qu’autrefois, dans les clubs de quartier mais elle continue de jouer un rôle social. D’abord parce qu’on entre en communication et que l’on partage un espace, comme je le disais au début. D’un autre côté, dans le cas des jeunes danseurs, par exemple, c’est souvent un moyen de canaliser la violence. C’est aussi un élément d’intégration : dans les milongas, le plombier danse avec la psychologue, une Italienne avec un Thaïlandais. Et ils se comprennent : tous dansent le tango. Et pour terminer et bien que cela ne soit pas le moins important, le temps que l’adulte passe à danser le tango est un moment où il apprend à jouer. A jouer sérieusement, comme le font les enfants, concentrés. Improviser une danse, comme s’improvise le tango, c’est jouer. Et, de nos jours, sortir un peu du « devoir être » et récupérer ce droit pour l’adulte, je crois que c’est aussi contribuer à la santé de la société.

Mon maître, Rodolfo Dinzel, dit que le tango possède les principes de la Révolution française : Liberté, Egalité, Fraternité. Plus tu le découvres, plus tu te rends compte que c’est vrai.

Traduction : Guy Haudebourg

 

26 comments on “Pourquoi continuons-nous à danser le tango ?

  1. MW (EL Tigre de N) on said:

    Excellent !!!

  2. Daniel on said:

    Pourquoi continuons-nous à danser le tango ?
    Pour moi la seule réponse a cette question est : que j’ai appris et fait moultes stages de tango pour arriver à une certaine liberté d’expression parce que cette danse me procure beaucoup de plaisir.

    Le plaisir d’être dans la relation à ma partenaire est ma plus grande motivation pour continuer.

    Quand dans la vie de tous les jours, si j’aperçois une jolie femme qui me donne envie de l’approcher, respirer son parfum, de la tenir dans mes bras, si je me laisse aller à mon désir, je suis certain de prendre une baffe et de me retrouver au poste de police pour atteinte à la pudeur d’icelle, avec le Tango Argentin, tout cela m’est permis, alors je profite au maximum de ce magnifique espace de liberté et je pense que nos amies tangueras partagent ce même plaisir, sinon elles ne seraient pas aussi nombreuses dans nos milongas.

    Peut être que nos amies danseuses également pourraient s’exprimer sur ce sujet qui nous passionne ??

  3. Pénélope on said:

    Si j’ai bien compris Monsieur Daniel, vous avez dépensé beaucoup d’argent et d’énergie dans le seul but de pouvoir tenir dans vos bras des créatures de rêve qui n’auraient même pas esquissé l’ombre d’un regard sur vous si vous les aviez croisées dans la rue: vous au moins vous avez le mérite de la franchise! J’espère que votre femme est au dessus de cela et ne s’en offusque pas…
    En tous les cas Mesdames d’un certain âge, si vous n’avez pas de cavalier pour apprendre le tango avec vous, ne vous faites pas trop d’illusions, choisissez plutôt la randonnée, le bridge ou le scrabble!

  4. Daniel on said:

    Bonjour Pénélope

    J’ai effectivement dépensé quelques temps et argent pour me faire plaisir et le fait de pouvoir approcher de près de jolies femmes en est un parmi d’autres, la danse permet ce rapprochement,n’est pas Brad Pitt qui veut.

    je crois que ce plaisir est probablement partagé par beaucoup de danseurs et danseuses et peut être qu’ils ou elles ne souhaitent pas le dire par pudeur ou par discrétion.

    Je pense que l’age n’a pas grand chose à voir, car je rencontre, ici ou ailleurs, des femmes d’un certain age qui sont très belle et bien agréable, la danse conserve de jolies formes.

    Mon épouse n’est au dessus de rien car elle m’accompagne presque à chaque fois , je n’ai encore fait aucune confusion de genre et quand bien même cela pourrait éventuellement arriver, je ne serais ni le premier ni le dernier, c’est la vie avec tout son cortège d’émotion, je crois que cela vaut le coup de prendre quelques risques.

    Pour finir, n’oublions pas non plus que le Tango est né dans les bordels de Buenos Aires et je pense que tous les danseurs et danseuses sont déjà au courant pour la plupart, abrazo cela veut étreinte « non » !

  5. Pénélope on said:

    Je comprends, Monsieur Daniel, que vous n’êtes pas Brad Pitt, que vous le regrettez, et que le tango est pour vous un moyen d’étreindre de jolies femmes (n’étant pas spécialiste en espagnol, je pense que l’étreinte, « l’abrazo » dont vous parlez ne concerne ici que les bras, car en français ce mot a des sens très différents : faites une recherche avec Google sur « étreinte », vous serez édifié !)
    Quant à moi je ne suis malheureusement pas Angelina, ni encore moins Jolie ! Et comme je suis une ménagère de plus de cinquante ans, je n’intéresse personne bien que je sois pas trop mal conservée et que mon niveau de danse soit très correct.
    Donc je ne suis invitée que par des débutants qui sont plus charmés par ma patience et mon indulgence que par ma plastique, par les vieux barbons et aussi PARFOIS par des bons danseurs qui trouvent ainsi un moyen de prouver à leur tendre moitié qu’ils ne dansent pas TOUJOURS qu’avec les plus jolies filles de l’assistance ! « Tu vois chérie, j’ai même dansé avec Pénélope ce soir, alors… »
    Mais ces trop rares moments le font du bien et me donnent même l’illusion d’être convoitée et recherchée par des bons danseurs.
    Alors pourquoi continuer à danser le tango ? Je me le suis souvent demandé, j’ai arrêté plusieurs fois mais j’y suis toujours revenue. Je pense la raison la plus probable c’est justement L’ILLUSION , ce mot qui revient en permanence dans la littérature du tango : « ilusion de mi vida », « ilusion Azul », « ilusion de Pierrot », « ilusion marina », « Flor de una ilusion »
    TANGO ILUSION…

  6. Daniel on said:

    Bonjour Pénélope, je serais heureux que vous ne m’appeliez plus « Monsieur » mais simplement par mon prénom, cela raccourcira la distance entre nous.
    J’espère que nous saurons nous reconnaitre sur les différentes pistes de danse de Bretagne et que vous aurez la gentillesse de m’inviter, juste pour le plaisir de danser.

    Je pense que l’on doit danser uniquement que pour le plaisir de le faire, sinon, cela ne sert à rien, quant a dire que tout ceci n’est qu’illusion, je n’y vois pas d’inconvénient pourvu qu’elle génère du plaisir, l’instant entre la naissance et la mort n’est peut être aussi qu’une illusion, alors dansons, prenons le plaisir d’être ensemble avant que nous ne le puissions plus.

  7. Pénélope on said:

    Merci, Daniel, de votre proposition, croyez bien que j’y répondrai dès que possible, cela me permettra d’apprécier votre abrazo.
    À propos, quand vous avez écrit plus haut : « abrazo cela veut étreinte “non” ! » je m’suis dit dans ma p’tite tête : « et si « étreinte » était une mauvaise traduction ? » En français ce mot a une forte connotation sexuelle… d’ailleurs si on fait une recherche Google sur les images associées au mot « étreinte » (en se limitant à la première page), il n’y QUE des images se rapportant à l’étreinte charnelle (couples dénudés, poses érotiques).
    J’ai donc fait la même recherche, mais cette fois avec le mot abrazo en espagnol, et là, surprise, aucun couple nu à part une mère et son bébé, des images très soft et aussi un père à cheveux blancs et son fils qui se jettent dans les bras l’un de l’autre (très puritains les transpyrénéens !) et bien entendu des images de tango (merci les Argentins !)
    Continuant sur ma lancée, j’ai tapé en allemand qui est une langue que je connais un peu « Umarmung » ce qui veut dire littéralement « action d’entourer avec les bras » : un peu plus coquins les teutons, ici quelques images érotiques, mais aussi des animaux (normal, sont écolos), des fillettes qui rient aux éclats, des enfants et aussi deux femmes, peut-être une mère et sa fille qui semblent très heureuses sur fond de vitrail d’église (les 3K : Kinder, Küche, Kirsche !)
    Pour terminer j’ai essayé « embrace » en anglais qui est une langue que je n’aime pas beaucoup : là des images plus symboliques, voire angéliques, plusieurs anges (très spirits les rosbifs : le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas !)
    Alors de tout les européens, est-ce que ça serait pas nous les français les + branchéQ ?

  8. Daniel on said:

    Bonjour Pénélope
    Je constate que vous rechercher à savoir ce que peut bien dire le mot étreinte, je pense qu’il n’y a pas de traduction claire de ce mot car chacun en fonction de sa sensibilité y mettra ce qui lui semblera être bon, je dirais que la traduction de ce mot n’a pas beaucoup de sens, tant que celle-ci restera attaché à une explication plus qu’à une expérience physique de sa réalité.

    Je peux seulement dire que le terme « abrazo ou étreinte » semblerait avoir la même connotation dans toutes les langues si je le compare à ce que j’en ai ressenti avec les femmes de différentes origines avec qui j’ai pu vivre cet instant, je ne peux parler là que de ma propre expérience, pour mes partenaires, je ne saurais jamais vraiment dire ce qu’elles ont vécu, tant cet instant est personnel.

    Pour conclure ce paragraphe concernant l’abrazo, je ne crois pas qu’il faille forcement le rattacher au plan Q dont vous parler, ce n’est pas une obligation même s’il est parfois une alternative bien sympathique, les français se sentent peut être plus libre de leur propos, c’est ce qui fait sans doute la différence avec les pays que vous comparez, ce qui est sur c’est que l’étreinte est bien rattaché à l’Amour avec ou sans option.

    Dans l’étreinte ou abrazo, l’homme et la femme, peuvent partager (ce n’est malheureusement pas toujours le cas) un instant de communion qui semblerait exploser leur propre limitation personnelle, on approche du sacré, c’est déjà une expérience d’ordre spirituelle, personne n’a attendu le XXI siècle pour le ressentir, il n’y a plus guère que les intellectuels pour croire que cette expérience est nouvelle et le fruit de leur élucubration.

  9. Pierre PONCE on said:

    Passionnant votre dialogue sur l’abrazo !
    Mais si vous voulez savoir, Pénélope, ce que c’est qu’un vrai abrazo, faites confiance à un spécialiste, je suis le tanguero le plus abrazif de l’ouest…

  10. Pat ARAUDET on said:

    Ne le crois pas, Pénélope, il se vante mais le tanguero plus abrazif de l’Ouest c’est moi!

  11. Pénélope on said:

    Je m’étais déjà aperçue, cher Daniel, que vous n’étiez pas un intellectuel, si j’en juge par votre orthographe…
    Je constate que vous ne les aimez pas beaucoup !
    Je pense quant à moi qu’il est nécessaire de mettre des mots et de trouver des explications sur nos émotions, le cerveau humain reste encore un grand mystère… Certains scientifiques très sérieux ont montré que nos émotions étaient provoquées par des réactions chimiques au cœur de notre cerveau. Les émotions bien sûr ce n’est pas nouveau, mais ce qui l’est c’est d’en trouver la cause et le processus.
    Moi je suis certaine que dans la réussite d’un abrazo il y a une grande part de chimie : les phéromones qui agissent comme des messagers entre les individus d’une même espèce, transmettant aux autres organismes des informations qui jouent un rôle dans l’attraction sexuelle notamment. On a longtemps pensé que l’organe voméro-nasal, très actif chez les animaux, ne fonctionnait pas chez l’homme ; or, plusieurs études ont prouvé le contraire.
    Donc là dedans il n’y a rien de sacré, à moins de vouloir retourner au moyen âge.

  12. daniel on said:

    « Je m’étais déjà aperçue, cher Daniel, que vous n’étiez pas un intellectuel, si j’en juge par votre orthographe… »
    D’une joute bien sympathique, vous en arrivez à un jugement sur la personne, je comprends mieux maintenant le conseil que vous donnez à vos amies.
    « En tous les cas Mesdames d’un certain âge, si vous n’avez pas de cavalier pour apprendre le tango avec vous, ne vous faites pas trop d’illusions, choisissez plutôt la randonnée, le bridge ou le scrabble! »

  13. Papy HAY-DEWAERE on said:

    Eh là ! Dites donc les jeunes là, un peu de respect une fois pour les anciens s’il vous plait aussi : moi j’savais déjà danser le tango que vous étiez encor pas nés, on presserait sur vos nez y sortirait du lait… Alors sais-tu Pénélope une fois, le tanguero le plus abrazif de l’Ouest c’est Papy HEY-DEWAERE , tu sauras pas te tromper!

  14. Aymery DEL LATOAL on said:

    Me llamo Aymery, soy nacido de una vieja familia española y mis antepasados descienden de la noble familia del famoso Aymery de Narbonne de quien habla Victor Hugo en « La Légende des Siècles »:

    Après, je châtierai les railleurs, s’il en reste.-
    « Charles, plus rayonnant que l’archange céleste,
    « S’écria:
    « -Tu seras, pour ce propos hautain,
    « Aymery de Narbonne et comte palatin,
    « Et l’on te parlera d’une façon civile.
    « Va, fils!-
    « Le lendemain, Aymery prit la ville.

    Vivo en Latoal, pequeño pueblo de Rías Altas (Coruña : código postales 15542).
    Soy pues Aymery Del Latoal ; el tanguero más abrasivissimo del Oeste es me : DEL LATOAL Aymery.

  15. Ajax POUDRARET on said:

    Le pape a dit que l’abrazo
    Sans être marié, est un péché.
    Cette nouvelle il me faut l’annoncer
    A ma paroisse : je suis curé.

    J’ai pris une dose de maté
    Afin de préparer mon sermon.
    Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit :
    Je me posais bien trop de questions.

    Au petit matin, Dieu m’est apparu
    Et il m’a donné la solution.
    Aussitôt, vers l’église, j’ai couru
    Parler à mes fidèles sur ce ton :

    « Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
    Reprenez avec moi tous en cœur :

    Pas de milonga avant de faire vos prières du soir
    Ne faites pas de milonga avant de faire vos prières du soir.
    Maintenant l’abrazo est devenu péché mortel.
    Ne provoquez pas votre Père Eternel.
    Pas de milonga avant vos prières du soir. »
    De toutes manières, c’est mon Vicaire qui me l’a dit, le tanguero le plus abrazif ici bas, c’est moi :
    Ajax POUDRARET, Curé.
    Amen…

  16. Lluvia on said:

    Ma chère Pénélope,

    Je vois que certains tangueros te donnent bien du fil à retordre… Mais je sais que tu es vaillante, que tu ne ménages pas ta peine et l’opération de résistance que tu as entamée devrait aboutir ! Et il faut voir le bon côté des choses : cette épreuve va t’enseigner l’art du tissage (car je crois que tu as encore quelques progrès à faire en la matière : j’ai appris que tu avais entrepris de te tricoter un drap -à quoi bon, d’ailleurs ? nous en avons déjà plein les armoires ! – mais que ça n’avançait pas très vite : es-tu bien sûre d’avoir adopté la bonne méthode ?), ainsi que la patience (ce dont tu vas avoir besoin, car je pense rester absent encore quelque temps). Courage, donc, ma petite oie chérie, mon canard sauvage à l’orange, ma poulette adorée (je sais que tu aimes les noms d’oiseaux).
    Cela dit, je t’engage à faire preuve d’un peu de tolérance à l’égard de ton interlocuteur : ce Daniel avec lequel tu polémiques est encore un tout jeune homme (il doit avoir six siècles de moins que toi, imagine donc !) et sa sensibilité doit être vive ! Quant à ses fautes de langue, rappelle-toi qu’il ne t’écrit pas dans sa langue maternelle et montre-toi donc un peu indulgente envers lui ! Si tu devais t’exprimer en araméen ou en hébreu, ne crois-tu pas que toi aussi, tu ferais des fautes d’orthographe ? En ce qui concerne le caractère mystique de ses propos, je pense qu’il faut l’attribuer à cette nouvelle secte qui est actuellement à la mode, et qui obscurcit l’esprit de nombre de nos jeunes gens. Il a dû y succomber, ce qui lui a mis la raison à l’envers (je me suis d’ailleurs laissé dire qu’il dormait très mal, et c’est sans doute ce qui a accru sa nervosité et sa vulnérabilité face aux prosélytes du mysticisme).
    Je t’invite en revanche à demeurer prudente, voire méfiante, face à tous ces tangueros qui se disent « abrasifs » (surtout ce Papy Hay-Dewaere qui s’imagine être plus vieux que toi !). Et j’avoue que je serais plus rassuré si tu t’en tenais désormais à tes Scrabble avec tes amies : c’est une exaltation déjà fort intense pour une personne telle que toi ! D’ailleurs, je ne pratique pour ma part que l’une des deux activités que tu recommandes, à savoir la randonnée (tantôt terrestre, tantôt maritime), et je trouve que tu devrais faire de même. Moi qui suis tellement attaché à la fidélité et qui traverse actuellement des épreuves terribles (tiens, par exemple, l’autre jour, j’ai été confronté à un terrible monstre, nommé Calypso, puis à une sorcière, Circé, et aujourd’hui, c’est le tour d’une créature répondant au nom de Nausicaa : tu vois ce que je dois affronter ! que ma vie est difficile !), je préférerais te savoir en compagnie de tes vénérables complices de pruderie plutôt que dans les bras d’hommes qui avouent clairement ne t’inviter que pour le plaisir érotique que cela leur procure. J’ai beau n’être pas d’une nature violente, il est possible que je me laisse quelque peu emporter le jour où je les croiserai… Je t’autorise par contre à fréquenter cet Ajax Poudraret au sermon si pertinent (Athéna non plus n’aime pas que je la fasse passer après mes préoccupations terrestres, alors je comprends bien qu’il doit en être de même pour ce dieu auquel, soit dit en passant, il serait temps d’attribuer un nom). Il me semble d’ailleurs qu’il s’agit de l’un de mes anciens compagnons d’armes ; je le croyais mort, mais il est apparemment ressuscité (c’est peut-être pour cette raison qu’il s’est converti au christianisme : j’ai entendu dire que la résurrection épatait beaucoup les chrétiens). Tu verras, c’est quelqu’un de charmant, même s’il se laisse parfois quelque peu emporter ; évite seulement de laisser traîner des objets contondants près de lui lorsque tu sens qu’il commence à s’énerver, et tout ira bien ! Et ne lui jette pas la pierre (ponce) s’il commet quelques petits excès.

    Sur ces bonnes paroles, je te laisse et t’embrasse, toi qui es pour moi la plus sexy de toutes les Angelina pas jolies !

    Ton Ulysse.

  17. Pénélope on said:

    Toi tellement attaché à la fidélité ???  J’hallucine grave !!! Bouffon va, tu m’fais trop flipper…
    Elle est comment cette « créature » nommée Nausicaa ??? une blondasse avec des gros nichons je parie ?
     Mais il y a pire : j’ai consulté la Pythie à Delphes, elle t’a VU en compagnie d’une magicienne répondant au doux nom de Circé, une brune aux longs cheveux bouclés, fine,  avec des jambes interminables et des seins d’adolescente. En fait ce n’est qu’une vulgaire prédatrice qui ne pense qu’à transformer les maris fidèles en… cochons ! Tu diras évidemment que c’était pour échapper au Cyclope… Mon oeil !!!
    Et qu’as-tu fait pendant sept ans avec la nymphe Calypso ? Ne me dis pas que tu as joué au scrabble pendant toutes ces années, toi qui n’as jamais pu résister au charme d’une jouvencelle… D’ailleurs inutile de nier, la dernière danse à la mode porte son nom, et c’est encore plus torride que le tango.
    Bon…enfin… j’ai appris  que tu avais aidé ton copain Heraclès à nettoyer les écuries d’Augias, alors quand tu rentreras tu pourras faire un peu de ménage à la maison, au moins tu te rendras utile, car avec ma tapisserie qui n’avance pas, je n’ai plus le temps de rien faire.
    Je sais que « pénélops » cela signifie « canard sauvage » chez nous en Grèce, mais quand même, je préfère quand tu m’appelles « ma poulette adorée ».
    Ne t’inquiète pas, je prends bien soin de ton arc, car toi seul est capable de le bander… (ça y est je commence à avoir des frissons de désir… et les ovaires qui me démangent…)
    Tu me manques mon Ulysse, et tu manques aussi à ton chien ARGOS : il te cherche désespérément partout dans la maison et dans la jardin.
    Reviens-nous vite !
    Ta Pénélope

  18. Lluvia on said:

    Ma chère Pénélope,

    La Pythie ?!? mais tout cela n’est que superstition, dires de bonne femme, bêtises irrationnelles ! Ma chère tourterelle, comment peux-tu y croire ?! cela est indigne de notre noble civilisation hellène, celle du logos et de la philosophie ! Non, je t’en prie, ne va pas croire les divagations d’une junkie de bas étage !
    D’ailleurs, ce n’est jamais que contre mon gré que je me suis retrouvé dans les bras de toutes ces femmes, plus diaboliques les unes que les autres ! Tu devrais me plaindre, au lieu de me réprimander ; et j’espère qu’à mon retour tu me consoleras…

    Ton Ulysse.

    PS : Ce n’est pas moi qui ai nettoyé les écuries d’Augias, alors ne compte pas sur moi pour faire le ménage à la maison ! Et puis, après dix ans d’épreuves terribles, j’aurai bien le droit de prendre un peu de repos…

  19. Lluvia on said:

    Ma bonne amie Pénélope,

    Dans quels tourments cruels ton mari te plonge-t-il ! Le traître, le volage, l’infidèle ! C’est honteux !
    Ah, les hommes… C’est toujours pareil, avec eux : ils jouent les héros en vous libérant d’un estomac ou en vous gagnant au jeu, vous promettent monts et merveilles pour vous épouser, et puis finissent immanquablement par aller folâtrer dans les bras de vulgaires mortelles ou de sorcières zoophiles ! Et cela, alors qu’ils ont à la maison une épouse vénérable et fidèle qui veille et les surveille ; va-t-en les comprendre…
    Moi aussi j’ai connu ça, ma chère Pénélope, et crois-moi, cela ne sert à rien de vouloir retenir de force ton mari : j’ai pour ma part tenté de le garder près de moi en lui proposant quelques excentricités érotiques (j’avais même prévu des lanières de cuir, imagine-toi !) ; eh bien, cela n’a servi à rien, et c’est moi qui me suis retrouvée enchaînée et même enclumée, c’est-à-dire incapable de le surveiller ! Je te conseille donc de t’attaquer aux amantes d’Ulysse plutôt qu’à Ulysse lui-même, car c’est là que se trouve son son point faible. Je peux d’ailleurs te soutenir dans cette attaque, par exemple en te prêtant mon taon (mon taon est plus efficace que mon paon, je dois dire), ou en dépêchant des espions à Dublin pour le surveiller.
    Car, avouons-le, tu vas avoir besoin d’aide, ma chérie ! Je t’avais bien dit ce qui allait arriver, n’est-ce pas ? Que n’as-tu épousé, comme je te le recommandais, le bel Héraclès ! Cet homme est, j’en conviens, quelque peu bougon avec sa femme et ses enfants quand il rentre d’expédition, et j’ai moi-même éprouvé par le passé quelque antipathie à son égard. Mais depuis cette époque il a fait ses preuves et s’est bien racheté. J’ai pu constater qu’il était devenu fort honorable : son changement de nom l’a véritablement amélioré ! C’est désormais un excellent homme de maison, qui fait le ménage et les courses (il rapporte surtout du marché de la viande et des pommes, m’a-t-on dit), ainsi qu’un mari attentionné, qui fait des cadeaux à sa femme (le dernier en date était une ceinture, je crois) et l’emmène en voyage (j’ai entendu dire qu’il avait prévu de l’emmener faire un peu de tourisme chez son ami Thésée). Tu aurais donc mieux fait de l’épouser lui, plutôt que ce pleurnichard, ce geignard, ce larmoyant d’Ulysse ! Il n’y a bien que les femmelettes comme Athéna pour apprécier ce genre d’hommes ! Je suis d’ailleurs sûre que c’est elle qui t’a jetée dans ses bras, elle a une très mauvaise influence, celle-là ! (elle est bien la preuve vivante qu’il ne sort rien de bon des amours illégitimes !) Car la seule chose positive en Ulysse, il faut bien le dire, c’est son chien, rien de plus ! Et puis, si tu avais épousé Héraclès, j’aurais pu être la marraine du petit Télémaque, au lieu de quoi c’est cette reine des pommes (ou des poires !), cette Aphrodite, qui l’est devenue ; et tu t’étonnes ensuite que ton fils, avec un tel nom et une telle marraine, soit un accro de technologie incapable d’avoir autre chose qu’un écran sous les yeux ? Ah, ma pauvre ! Enfin, passons, tu es si jeune et si maladroite, ma pauvre petite… Je t’avais bien prévenue, mais tu t’es laissée avoir…
    Quoi qu’il en soit, je te soutiens de tout cœur dans tes épreuves. J’espère te voir la semaine prochaine au cercle des FFFFF (Femmes en Fleur Ferventes et Férues de Fidélité) ; nous n’avons pas eu beaucoup de monde à la dernière réunion, je crois que les DDDD (Demoiselles Dignes Dans la Débauche) nous font de la concurrence. Ah ! dans quel monde vivons-nous ! Si ça n’est pas malheureux ! Enfin…
    Je t’embrasse en compatissant à ta douleur, ma chère Pénélope.

    Ta blanche amie,
    Héra.

  20. Pénélope on said:

    Ulysse, tu n’es vraiment qu’un affreux macho pour parler ainsi de la Pythie, et je te signale quand même que c’est elle qui a poussé Socrate à enseigner la philosophie. Oui, Socrate, ton idole ! Et puis fumer des pétards à base de feuilles de laurier, ça n’a jamais fait de mal à personne. Les « bonnes femmes » comme tu les appelle, elles ont plus d’intuition que les hommes, surtout quand ils les trompent… si tu vois ce que je veux dire !
    Si tu ne veux pas faire le ménage, j’ai quand même du travail pour toi : ton fils Télémaque a commandé un cheval de bois au père Noël, je ne sais pas qui lui a donné cette idée saugrenue, il a dû voir une pub à la TV ou sur internet… Ah ! Télémaque, il porte bien son nom celui-là : toujours vautré devant la télé ou entrain de pianoter sur son Mac… Et il paraît, d’après un Troyen que j’ai rencontré dernièrement que tu serais passé maître dans l’art des chevaux de bois… Un véritable pro, m’a-t-il dit, alors tu peux bien en construire un autre, modèle réduit, pour ton fils ?
    En tous cas ne compte surtout pas sur moi pour te plaindre, parce que ces femmes que tu qualifies de diaboliques, elles ne t’ont quand même pas violé, que je sache, et quand tu as voulu résister au chant des sirènes, tu as bien su trouver le moyen d’y parvenir, alors ne dis pas que c’est « contre ton gré » : tu étais CONSENTANT et peut-être même demandeur, tel que je te connais.
    Quant à te consoler, on verra… quand tu auras réussi à bander ton arc… Nom de Zeus, ça me reprend, j’ai encore les ovaires qui me démangent ! Ah l’Amour, l’Amour…

  21. Daniel on said:

    Pénélope avait écrit : « Je m’étais déjà aperçue, cher Daniel, que vous n’étiez pas un intellectuel, si j’en juge par votre orthographe… Je constate que vous ne les aimez pas beaucoup ! »

    Alors là, je les aime encore un peu moins, on est bien loin du thème original, ce ne sont pas les ovaires qui vous démangent, mais plutôt les neurones, une histoire de glandes, quoi, c’est vraiment pas drôle le prurit psychogène !

  22. Tino & Domi on said:

    Je pense en effet qu’on s’éloigne sensiblement du thème initial de cette discussion à savoir « pourquoi continuons-nous à danser le tango ». Les derniers échanges dévient quelque peu, me semble-t-il, de l’objectif que nous nous étions fixés en ouvrant ce blog :recueillir des points de vue,offrir un espace de discussion autour du thème du tango.Ce blog est celui d’une association qui rassemble des amoureux du tango et, plus largement de la culture argentine, et veut leur offrir l’opportunité de s’exprimer sur la passion qui les unit : le tango, pas plus. Les messages personnels, tout symboliques ou subliminaux soient-ils, n’ont pas leur place ici.Merci à tous d’en tenir compte.
    Dominique

  23. Lluvia on said:

    Il ne s’agit pas du tout de messages personnels ; les références et le style parodique ne sont que des clins d’œil littéraires et culturels, et donc, loin de nous être réservées (à moi et aux autres commentateurs), elles sont a priori accessibles à tout un chacun.
    Le seul reproche que vous m’adressez et que je trouve légitime concerne donc le thème de la discussion. Je comprends qu’il s’agit d’un blog réservé au tango et, même si je trouve quelque peu dommage de ne pas pouvoir mélanger les domaines culturels en écrivant, je me plie à votre demande. Je m’en tiendrai donc à écrire sur des fora de type « Papous » et n’interviendrai plus sur celui-ci (vous pouvez d’ailleurs supprimer les commentaires que j’y avais laissés). Bonne continuation.

  24. Pénélope on said:

    Chère Lluvia (alias Ulysse, Hera…)

    Lorsque tu t’es adressé(e) à moi (Pénélope), pour la première fois en signant Ulysse, j’ai immédiatement pensé que tu faisais une référence humoristique à l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, la guerre de Troie…etc. Mais j’ai surtout été séduit par la pureté de ton français, la richesse de ton vocabulaire, l’absence TOTALE de fautes d’orthographe (ce qui est tellement rare sur les blogs que je prends un malin plaisir à le souligner, n’en déplaise à certains ;-)) et ta culture concernant la mythologie hellénique. C’est donc avec une certaine jubilation que je me suis évertué à te répondre sur le même ton, en pensant que cela pourrait redonner un peu de souffle à ce blog qui me semblait légèrement endormi cet hiver (du moins en ce qui concerne les commentaires). Je reconnais bien volontiers que nous nous étions quelque peu éloignés du tango et de la culture Argentine, encore que parmi les immigrés qui ont débarqué à BuenosAires, il y avait beaucoup d’Italiens (dont l’influence est encore très présente dans la capitale, notamment dans sa gastronomie) et certainement aussi des Français, des Grecs et des Tziganes Roumains (excellents violonistes qui ont également influencé le tango) et que ces immigrés avaient donc nécessairement les mêmes racines gréco-latines que nous, à la base.

    Bon, passons… Je suis entièrement d’accord pour que le modérateur supprime également mes commentaires s’il supprime les tiens. Nous pourrons continuer en privé par courriels une correspondance « Olympienne » à laquelle, je le répète, j’ai pris énormément de plaisir car cela m’a conduit à effectuer des recherches approfondies sur Wilkipédia entre autres, et à étoffer mes connaissances en matière de mythologie grecque qui, bien que j’aie fait un peu de grec autrefois au lycée, sont beaucoup moins étendues que les tiennes. De plus les occasions de dialoguer sur un blog avec des personnes de ton niveau sont tellement rares que je m’y suis précipité joyeusement…

    Je tiens à préciser à l’intention des modérateurs qu’il n’y avait, de ma part également, aucun message personnel symbolique ou subliminal et que toute ressemblance entre les dieux de l’Olympe et des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence parfaitement indépendante de notre volonté. N’ayant moi-même pas toujours saisi en première lecture la totalité des clins d’oeil littéraires ou culturels, je comprends fort bien qu’ils aient pu être interprétés comme tels, mais non : recherches faites avec Google, il s’agit bien de mythologie pure et dure. N’est-ce pas d’ailleurs le propre de toute mythologie que de nous ramener à nos travers, nos fantasmes, nos turpitudes bien terrestres et humains ?

    Je comprends également que la tournure « intello » prise par cette joute verbale ait pu déplaire à certains, leur passer au-dessus de la tête et leur briser les… neurones qui, soit dit en passant, sont des cellules nerveuses et non des glandes. Il est vrai que nous, les hommes, avons souvent le cerveau en dessous de la ceinture, ce qui explique probablement ce lapsus révélateur.

    Pour terminer je voudrais te dire, chère Lluvia, que si tu danses le tango aussi bien que tu écris, c’est que les dieux de l’Olympe ou plutôt les Muses ont dû rester longtemps penchés sur ton berceau et y déverser une « pluie » (d’où ton pseudo?) de bienfaits !

    PS grammatical : j’ai écrit ‘j’ai été séduit » et plus loin « cela m’a conduit » : ce ne sont pas des fautes d’orthographe car, sous le pseudo bien féminin de Pénélope se cache, comme beaucoup l’avaient deviné déjà depuis longtemps… un homme :-)

  25. Tino & Domi on said:

    Chère Pénélope, cher Ulysse,
    Il n’est pas dans mon intention de supprimer vos écrits « olympiens » ou d’exercer une quelconque censure.La seule raison de mon dernier commentaire -en tant que modérateur- était simplement de ramener les discussions à leur sujet initial: le tango.

  26. Pénélope on said:

    J’avais déjà remarqué depuis le début de sa création, chère Domi, qu’il n’existait AUCUNE censure sur le blog de Nantes Libertango, rassure-toi, et c’est d’ailleurs pour cela que j’aime y distiller ma prose de temps en temps lorsque des articles ou des commentaires viennent me titiller la plume. Donc ma proposition de supprimer mes écrits était, tu l’auras compris, une figure de style car je sais très bien que si l’un de mes commentaires t’avait paru mal venu, la première chose que tu aurais fait eût été de me passer immédiatement un coup de fil…Toi qui sais qui est Pénélope ;-)
    
Je reconnais bien volontiers que j’ai parfois “la plume qui grince” et que je résiste difficilement au plaisir de décocher quelques flèches (tel Ulysse au retour de son Odyssée) à certains tangueros que je n’apprécie guère (j’ai dit “tangueros” à l’exclusion de “tangueras” je tiens à le préciser) ; pour le plus grand plaisir de nombreux lecteurs et lectrices de ce blog qui, d’après les réflexions orales et privées que je reçois régulièrement à la Tangueria ou ailleurs, se réjouissent quand “ça chauffe sur le blog”. Une recette éprouvée et inégalée pour “faire de l’audience”, non ?
    Sin rencor, pues, y hasta pronto sobre mi blog preferido :-)

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