09
déc

CONCERT TANGO ARGENTIN ET MILONGA A VANNES



09
déc

LA MILONGA QUI FAIT DU BIEN (Mathieu)

Chers tous, je me sens un peu obligé d’écrire ce courrier, porté par une irrésistible envie de vous conter un moment extraodinaire. On voyage beaucoup dans ce blog, ce qui fait son charme d’ailleurs, et là je propose juste de voyager ici, enfin, pas loin, mais à la Rochelle.
L’endroit que vous voyez sous ce texte est le Café de la Paix. En y entrant, on se trouve absorbé par la puissance du lieu, atmosphère viennoise ou versaillaise, on est plongé dans une autre époque, romantique et flamboyante.
Mais ce n’est pas tout, parce qu’on y a dansé et bien, très bien même. Quel plaisir de voir les gens prendre le temps, ne pas se précipiter sur la piste, laisser de la place , respecter le couple suivant et le précédant. Je vous avoue que c’est bien la première fois que je n’ai pas été bousculé ni bousculé les autres ( bon c’est vrai, au Sarah B et au Poquito, c’est souvent très respectueux aussi !) Mais là, il y avait beaucoup de monde et pourtant l’ambiance était parfaite. La preuve qu’en se respectant un peu les uns les autres et avec quelques regles de base, on arrive à un vrai tango collectif, une danse non plus à deux mais à vingt, trente, mille !!. (C’est un peu trop ça !) En fait j’écris ça parceque le dernier bal au Lieu Unique était vachement difficile, de mon point de vu bien sùr…
Pour terminer, juste un mot pour dire le chouette accueil des rochelais pour les quelques couples de Nantes et d’ailleurs qui étaient présents. Simple et convivial. Sans la pompe.
Merci Amanda, merci Adrian et merci aussi à Costango et aux danseurs de la Rochelle pour cet instant un peu magique. A bientôt.
Mathieu




03
déc

NANTES LIBERTANGO

CABARET TANGO

AVEC

NANTES LIBERTANGO

Samedi 13 Decembre 2008
11 Rue des Olivettes 44000 Nantes

Bonjour amis du tango ,
Par ces quelques lignes nous voulons vous faire connaître un nouvel évènement dans le paysage tanguero de la région nantaise :
la naissance d’une nouvelle association de tango argentin :

NANTES LIBERTANGO .

La terre tourne , le monde du tango bouge et un petit groupe de passionnés a posé les premières briques fondatrices de cette nouvelle association .

Le paysage tanguero s’enrichit pour vous faire vivre de nouvelles expériences et des sensations musicales au travers d ‘évènements chaleureux ,
conviviaux et très ouverts comme vous les aimez ……

L’association NANTES LIBERTANGO fête sa naissance avec la création d’un événement nouveau et original :

EL CABARET TANGO
le 13 décembre prochain à l’espace associatif POL’n
11 rue des Olivettes 44000 Nantes ( centre ville , près de l’ancienne gare routière de Nantes )

Participation libre

En collaboration avec POL’n , NANTES LIBERTANGO vous propose une soirée cabaret tango argentin avec au menu : exposition de photos
et de chaussures « rôdées » , du chant , des récits de tango , du tango « dans les airs » , empanadas al « gusto argentino » , vin argentin , maté et …

« UNA MILONGA BIEN DULZONA Y BIEN PORTEÑA »

Début de la milonga à 21H00
précédée à 19H30 d’une initiation tango
et à 20H30 d’une initiation à la chacarera.

Nous vous invitons à participer à cet événement dans ce nouveau lieu associatif qui nous ouvre ses portes pour nous accueillir dans un univers architectural assez particulier où la milonga de NANTES LIBERTANGO nous entraîne dans la cour d’un immeuble comme celle que nous aurions pu trouver dans un conventillo de Buenos Aires…….

Bienvenidos y hasta pronto amigos.

NANTES LIBERTANGO
l’Equipe de Milonga Nantes le Blog



28
nov

DEVINETTE
Dans quelle ville circule ce bus « Tango » ?


28
nov

Croisière Tango (Claude et Patrick)

de Venise à Venise via Bari, Olympe, Izmir, Istanbul et Dubrovnik

Alors que certains ont choisi le dépaysement à Buenos-Aires, nous avons opté pour une croisière en méditerranée sur le thème du tango argentin organisée par Marcela et Stefano que nous avons vu par deux fois à Nantes. Environ trois cents tangueros en quasi-totalité italiens ont participé à cet évènement.

Un excellent orchestre de 6 musiciens, Hyperion, et trois couples de maestros de grande qualité, Marcela et Stefano, Amira et Esteban, Juana et Chicho, nous ont comblés pendant six jours en nous offrant des cours, des démonstrations, en animant le bal du soir, et en présentant un spectacle dans le grand théâtre du navire.

Nos journées furent fort occupées par les excursions en escale, les cours, la milonga de l’après midi et le bal du soir avec l’orchestre qui se poursuivait avec dj (Marcela ou Esteban) jusqu’ au moins deux heures.

Un grand dépaysement, une grande bouffée d’air pur, une expérience que nous ne pouvons que conseiller pour les prochaines éditions.

Claude et Patrick



26
nov

Des nouvelles de Bs As (Jean-Pierre)

¡ Hola amigos de Milonga Nantes!
2 semaines déjà que nous avons quitté la France..nous ne vous oublions pas mais le temps passe très vite et nous sommes assez souvent paresseux pour aller jusqu’au locutorio du coin (ou pas du coin parfois)!!..
En tout cas, voici enfin quelques premières impressions d’un habitué des lieux mais qu’il avait déserté depuis 2 ans :

la ville est toujours aussi grouillante de vie avec la possibilité de déjeuner ou dîner à toute heure avec généralement un service aussi aimable et chaleureux qu’efficace, de trouver partout un taxi dans les 10 secondes, toujours aussi bruyante avec ses collectivos (bus urbains) aux chauffeursaussi habiles que fous, toujours aussi contrasté entre richesse et malheureusement grande pauvreté ( un bidonville est , en plein centre, aux portes d’un des quartiers les plus chics, Recoleta, de Bs-As.
Une chose majeure a changé : le coùt de la vie qui parfois, malgrè un tauxde change qui nous est très favorable, se rapproche du notre, à cause d’une inflation galopante. Et puis des milongas de plus en plus nombreuses mais aussi de plus en plus envahies par les étrangers ( surtout étrangères ) ce qui souvent a tendance à modifier  le caractère et les codes traditionnels dont je suis un fervent partisan et défenseur!!!
Mais ne faisons pas la fine bouche, il y a encore de nombreux portñas y portños qui sont là pour nous faire sentir et partager, au sein de certaines milongas, ce tango milonguero inégalé ailleurs dans le monde….

Un abrazo muy fuerte a todos, El Pibe J-Pedrito,
Pour vous faire envie, depuis notre arrivée, nous avons un soleil radieux avec des températures oscillant entre 25 et 34 degrés!!



26
nov

Safari photo à La Boca

Safari-photo à La Boca

ou

« Mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ? »

Ma Marseillaisita Sonia est partie, ça laisse un grand vide en la casa, alors je vais vous raconter encore une autre aventure.

Hier nous sommes allés au cimetière de la Recoleta voir la tombe d’Eva Peron, à Porto Madeiro ensuite, puis à La Boca pour prendre des photos ( Sonia devant partir le lendemain, elle voulait voir un maximum de choses à Buenos Aires).

A la Boca, complètement transformée en une usine à touristes, on est sans cesse harcelé par des bonimenteurs qui vous vantent les mérites du restaurant pour lequel ils travaillent et vous invitent avec beaucoup de zèle et d’empressement, à entrer dans l’établissement. Partout on entend du tango diffusé par des haut-parleurs dans chaque café, c’est un concours de décibels, on se croirait à la feria de Nîmes… Devant certains restos ils ont aménagé une estrade de deux ou trois mètres carrés où un couple de danseurs en costume traditionnel exécute qui une milonga, qui un tango ou une chacarera, c’est assez joli à voir mais souvent le spectacle est gâché par la musique du café voisin qui domine et couvre celle sur laquelle le couple est censé danser.

C’est dans un de ces restos que nous avons retrouvé par hasard Trinidad, la jeune partenaire de Claudio dans notre cours du vendredi soir, qui arrondit ainsi ses fins de semaines. Holà! embrassades.. elle nous présente son danseur, lui aussi habillé pour la circonstance d’une chemise blanche, gilet noir, cravate rouge, pantalon rayé et bien sûr le chapeau. Puis Trinidad m’invite à danser un tango avec elle sur l’estrade pendant que son danseur invite Sonia. Muy bien ! bisou…

Comme nous avions faim et soif, nous avons commandé une bière, puis un Biffe de Chorizo avec des frites, à un tarif nettement plus élevé que dans le petit resto « Parilla al Carbon » que m’a fait découvrir Pepe non loin de « chez moi » dans le Palermo Viejo, (je vous donne l’adresse, c’est vraiment excellent et bon marché : Serrano 958, le patron s’appelle Bruno, il a d’la graisse plein les tifs, de gros points noirs sur le pif… etc.

Avant de partir j’ai à nouveau dansé une milonga avec Trinidad : super !

Donc tout émoustillé par la bière « Quilmes » (4,9°) et la belle Trinidad (49 kg), je repars dans la poursuite de mon safari-photo avec la non moins belle Sonia (qui, j’avais oublié de le mentionner, parle couramment l’espagnol, ce qui constitue un charme supplémentaire et non négligeable, même si le seul fait qu’elle ait vingt-huit ans, une taille de guêpe et une cambrure de reins divine, eût amplement suffi à me faire fondre, si besoin était… mais il ne fut pas…)

Au détour d’une rue nous sommes hélés (vive zélés !!!) par une sorte de mégère en bas résilles de chez cochonnou le saucisson pur porc comme on l’aime chez nous, et robe noire ultra fendue (mais elle risquait pas de se faire ultravioler je vous assure, eu égard à l’infrarouge à lèvres et nonobstant son maquillage dégoulinant).

Elle me colle un chapeau sur la tête, me pique mon appareil photo et le passe à Sonia puis prend des poses stéréotypées, l’une en plaquant ma main sur sa cuisse (adipeuse), une autre avec ma main sous son sein droit (gélatineux), une dernière où elle fait presque le grand écart, sa tête arrivant un peu en dessous de ma ceinture (il eût fallu que je le susse… pour ne point me laisser embarquer dans cette galère) et pour clore le tout, elle m’embrasse sur la bouche (du bout des lèvres quand même, heureusement que mes vaccins sont à jour, hépatite B comprise !)

Maintenant me dit Sonia tu dois la payer, elle réclame 20$.

M : « Quoi ! il faut que je paye en plus ? »

S : « Qu’est-ce que tu croyais ? »

M : « Mais je n’ai qu’un billet de 50$ »

S : « Elle dit qu’elle peut te faire de la monnaie… »

Je lui tends donc le billet et elle me rend la monnaie avec une lenteur calculée, mais je récupère quand même les 30$, non mais !

Sonia me dit ensuite : « Quand je pense que tu lui as donné 20$ pour ça ! et ça semblait te plaire en plus… Elle croyait que tu étais mon père, mais je n’aurais jamais laissé mon père faire une chose pareille ! »

« Quoi ! elle croyait que j’étais ton père et je lui ai donné 20$, bougresse de 路 ぽ ಥ ઓ bachy bouzoucs ! »

Ce qui me rassure un peu, c’est qu’au coin de la rue suivante nous sommes tombés sur deux « rabatteurs de clients pour resto » qui m’ont demandé si Sonia était ma femme : enfin des gens bien élevés, observateurs et perspicaces…

J’ai répondu : « non, malheureusement » (en français). Depuis j’ai regardé dans le dico, en espagnol, « malheureusement » ça se dit : « desgraciadamente ».

Ils n’ont certainement pas compris…

mais c’était pas pour eux que je le disais

Voici une photo dont j’ai honte, mais jusqu’où n’irais-je pas pour vous faire rire !



20
nov

Tribulations d’un tanguero nantais à Buenos Aires (Michel)

Tchip tchip !!!

ou les tribulations d’un tanguero nantais à Buenos Aires (suite du feuilleton)

C’est quand même beau le progrès : grâce à internet j’ai pu donner en temps réel une leçon de math à la fille d’une copine qui habite au fin fond de la Loire Atlantique, voir le visage de mon fils dans son studio à Paris transmis par sa webcam, j’ai pu souhaiter grâce à mon portable Bouygues (Monsieur Bouygues si vous me lisez, une sponsorisationita serait la bienvenue…) l’anniversaire de mon père qui habite un petit village de la Bourgogne profonde.

Tiens, si j’envoyais un SMSito à Monica, le SMS étant le moyen de communication préféré des amoureux, c’est bien connu.

Je rédige, j’envoie et… message d’erreur.

Elle m’aurait pas donné un faux numéro Monica quand même, elle m’a pas fait ça ?

Je vais essayer d’envoyer un SMS sur le portable de Pepe pour voir si avec lui ça marche.

Rédaction : « essai ». J’envoie et… re-message d’erreur.

Soulagement : Monica ne s’était pas moquée de moi, tous les espoirs sont encore permis !!!

Mais angoisse : commin que j’vé faaire, tabernâcle !!!  ? (excusez, c’est les canadiennes du cours de tango de chez Claudio qui déteignent)

Idée ? : Google (quelle chance d’avoir pensé à emporter mon ordi !)

Je finis par trouver, après avoir surfé sur plusieurs forums ou blogs plus ou moins débiles, qu’avec un portable français, pour communiquer avec un portable argentin lorsqu’on est en Argentine, il faut supprimer le 15 qui est devant le N° de son correspondant et le remplacer par +54911.

Je refais donc un essai avec Pepe, j’obtiens facilement la communication, ça sonne sur son portable, mais lorsqu’il s’agit d’envoyer un SMS, que nenni.

J’en déduis donc que pour communiquer par SMS je vais devoir aller acheter une carte SIM locale (tchip). Heureusement j’avais pris la précaution de débloquer mon téléphone avant de partir (c’est gratuit et les opérateurs sont obligés de le faire dès que l’on a plus de six mois d’utilisation du téléphone).

Me voilà donc en route pour acheter la précieuse pupuce. J’entre dans un locutorio et je demande poliment en brandissant mon portable et en tapotant sur la partie arrière de l’appareil d’un doigt expert et plus assuré que mon espagnol :

Holà tenancier, fi (del locutorio, mais moins loquace que l’enseigne de son magasin aurait pu le laisser supposer) « tchip por favor ».

Le rustre me donne à entendre qu’il ne tient point commerce tchipier dans sa modeste échoppe.

«  Donde por favor por comprar tchip ? » (merci Tino pour le prêt de tes CD de cours d’espagnol, ça sert…)

Il me griffonne alors sur un papier « niceto veoa y gribouillis cruz » et me montre une direction avec le bras. J’essaye de prendre un air intelligent : « OK, gracias » et tutti quanti… olé ! Alea jacta est, dura lex sed lex, amen… je vais quand même pas abandonner maintenant, accroche toi Michel, elle l’aura son SMS ta Monica…

J’avise une pharmacie où un couple de jeunes laborantins devisent gaiement et semblent attendre le chaland qui passe, je me dis : ceux-là ils ont dû faire des études supérieures, avec un peu de chance y en a bien un ou une sur les deux qui parle français. J’entre et leur tends mon papier en leur disant « soy Francès y no hablo espagnol » (vous voyez j’ai quand même progressé depuis Canning). Ils m’expliquent, plan à l’appui, que je dois prendre la deuxième à gauche puis c’est la dixième juste avant « el trèn » (la ligne de chemin de fer je suppose, pas le traîneau de couillu le carribou, vu la chaleur (ça c’est pour les canadiennes).

Après un bon kilomètre de marche à pied je trouve juste à l’intersection des rues Niceto Veoa et Godoy Cruz (c’était Godoy le gribouillis) le magasin de SAV pour portables tant attendu. J’entre. Deux clients sont justement entrain d’acheter une carte SIM pour leur portable. Le vendeur inscrit leur nouveau numéro sur un post-it qu’il colle au dos de l’appareil. Ils la payent (18$, pas cher, ça fait 4,5€ soit 30F, c’est comme ça que je compte : je divise par 4 puis je rajoute un zéro et je prends les 2/3, ça me donne le prix en francs, seule monnaie qui a cours dans mon subconscient).

Je montre mon portable, je demande une tchip de chez l’opérateur « Personnal » (c’est celui de Monica, il vaut mieux mettre toutes les chances de mon côté !).

« Cuanto es ? »

30$ me répond-il.

Pourtant les autres ils avaient payé 18$ mais ne chicanons pas, peut-être Personnal est-il plus cher ? Quand même ça me met pas trop en confiance…

Je lui demande « Qual es mi numéro ? »

Il téléphone à une opératrice, blablabla… probare… et me demande « possible esperar 10min ? »

Esperar ? OK je lui réponds, no problem, si soupière, amigo pote âgé… l’espoir fait vivre, j’espère déjà depuis tellement longtemps, c’est pas dix minutes de plus qui vont m’empêcher d’envoyer un message à celle qui sera peut-être la femme de ma vie… qui sas…

Finalement au bout d’un quart d’heure il me donne mon numéro, c’est le 15 62 64 49 56 pas de pot, pour le prix ils auraient bien pu me mettre un 69ito mais bon… j’ai un 44 quand même…

Je paye, je me précipite hors du magasin mais pas trop loin (méfiant le Michel !) pour rédiger mon premier SMS argentin, je compose le N° (mais vous l’aurez pas), j’envoie et là… re-re-remessage d’erreur , bougres d’ ? ? ? ? de bachy bouzoucs !!!

Je retourne tou D?T & tou Dcon? (ça c’est du SMS bien ficelé) au magasin, je tends au vendeur mon portable sur l’écran duquel gît le cadavre de mon SMS encore fumant (de toute façon il ne comprend pas le français) et il me dit qqch dans le genre «no, no, nuevo… blablabla… 5 horas…blablabla ! »

J’en conclus qu’il me faudra encore attendre (esperar, ben oui j’suis quand même pas si C.. que je veux le faire croire !) 5 heures avant que la ligne soit opérationnelle (si j’ai bien compris, ce qui est loin d’être sûr car l’heure où je mets sous presse, les cinq heures sont passées et je n’ai toujours pas la ligne).

Et si je demandais à mon père de lui envoyer le SMS à Monica, avec son téléphone à manivelle ?

Le 22 à Asnières, vous connaissez ???



19
nov

Savoir lire un plan à Buenos Aires (Michel Weyl)

Savoir lire un plan à Buenos Aires : un excellent exercice anti-Alzheimer

Le touriste qui arrive à Buenos Aires dispose généralement de deux plans de la ville : l’un est distribué gratuitement avec un petit fascicule « Tango Map guide », une soixantaine de milongas y sont indiquées, mais les noms de toutes les rues n’y figurent pas in extenso car cela obligerait à prendre une loupe, même pour des yeux juvéniles ou myopes. Il faut donc se procurer en plus un guide de poche « Guia T de bolsillo » qui découpe la ville en 36 sous-plans permettant mentalement de zoomer lorsque l’on veut se rendre à un endroit précis dont on connaît l’adresse (nom de la rue et numéro, un peu comme les plans de Paris que tout le monde a déjà plus ou moins vu, sinon utilisé.

Or au début de mes pérégrinations portègnes, chaque fois que je sortais de chez moi ou d’une bouche de métro, je me retrouvais en sens contraire de l’itinéraire que j’avais programmé dans ma tête et j’étais obligé de rebrousser chemin. Je mis donc cela sur le compte de la fatigue, du stress, voire d’un début de gâtisme ou plus probablement d’une utilisation trop intensive en France de Madame Tomtom ( évidemment que j’ai mis une voix féminine… c’est tellement plus agréable pour obéir !!! « à la fin de la route, tournez à droite, oui là c’est bon, continue, oui ouiii ouiiiiiiiii… ») qui avait dû me ramollir… le cerveau (à quoi vous pensiez bande d’obsédés ?) à force de ne plus le faire travailler, alors que j’étais plutôt performant dans ce genre d’exercice il y a à peine quelques années.

Mais un jour j’ai eu une illumination en m’apercevant que sur le plan Map Guide le Rio de la Plata était en bas, ce plan était donc orienté selon un axe Ouest (en haut) Est (en bas), alors que dans le Guia T l’orientation était Nord Sud, il fallait donc faire mentalement une rotation de 90° vers la droite (+?/2 pour les matheux). Ajoutez à cela que le plan du métro, lui, est orienté approximativement N/E – SW pour rester parallèle aux quadras du centre ville, il faut encore faire une nouvelle rotation de (+?/4), soit presque ¾ de tour dans sa tête.

Les Argentins auraient-ils l’esprit tordu ?

Mais non, je pense qu’ils sont tout simplement galants : sachant que la plupart des femmes sont très performantes pour faire plusieurs choses en même temps mais pas pour s’orienter avec un plan (P, si tu me lis… comme dirait Drucker), ils ont ainsi trouvé un moyen génial pour mettre tous les représentants de chaque sexe sur le même pied d’égalité… dans l’incompétence la plus totale !



18
nov

POINT DE VUE ( Béatrice)

Vu le plaisir que j’ai à suivre le récit des péréginations de Michel et autres poursuites à la recherche du jupon idéalje me lance ,brasse coulée dans cet exercice encore périlleux pour moi qu’est la rédaction d’un mail;mais il est urgent que d’autres s’y mettent et alimentent le blog à l’instar de notre voyageur ainsi que de Fernando,Olivier,Maeva que j’ai enfin découverte à la cocotte en verre et de quelques autres qui interviennent parfois.
Hola tangueras nous qui nous plaignons de manquer de tangueros, ils sont là. Discuter entre eux finira par les lasser et je suis sure que je ne suis pas la seule à lire le blog…!Merci Maeva de nous montrer le chemin et d’argumenter pour que Michel nous revienne:me manquerait son air ravi lorsqu’il pense enfin tenir dans ses bras la tanguerita de ses reves,ceux ci ne sont ils pas nos plus fidèles alliés? Surprise,attendons la suite du voyage!
Petit aperçu personnel de ce dimanche passé à  la cocotte en verre où je suis arrivée les pieds déjà endoloris par la milonga de la veille à Angers mais curieuse de découvrir ce lieu choisi pour nous avec soin par Tino et Dominique. Bonne pioche,accueil chaleureux,espace bien géré . Tino nous a fait tanguer avec coeur et chacun s’est appliqué à faire tourner le bal malgré l’affluence à certains moments;