Dimanche au Thabor

Dimanche midi… Je me lève, la bouche sèche. La position verticale me donne un foudroyant mal de crâne… Le vin n’était pas si bon finalement… Quelque chose claque… c’est le volet que je ne ferme jamais et l’entendre n’est pas forcément bon signe : dehors c’est « baston », rafales puissantes, un windsurfer aurait déjà plongé son matos au fond de son break iodé… Mais je ne suis pas un windsurfer… Allez tant pis je file à la boulangerie, baguette et journal dominicaux, manque plus que le béret…. Petit déj, coup d’oeil furtif aux lignes du canard qui se dérobent sous mes yeux douloureux… Mal au crâne… Eau.. Eau… Mes mains fibrillent dans le « tiroir pharmaceutique »… Pas une once de paracétamol… Si j’allais courir ?

Je suis parti trop vite, et je sais pourquoi maintenant ! Ce satané vent qui me poussait à l’aller me freine énormément et maintenant je m’essouffle ! Allons-nous danser dans des conditions pareilles ?

Car c’est ce qui me turlupine depuis ce matin…

Le kiosque du Thabor a été réservé, c’est un lieu unique à Rennes. J’ai ENVIE de danser, j’ai envie de DANSER…

Ca y est je suis complètement à la bourre, douche rapide, légères volutes de mon eau de toilette fétiche, appel à ma chère présidente Aline, car nous sommes chargés tous les deux d’installer le matériel de sonorisation… « Fait pas beau hein ? On y va quand même hein ? hein ? »

Léger stress… J’arrive fièrement, au volant de ma Clio qui sent le chien à l’entrée du Thabor… Aline est là, pendue au téléphone, elle me fait un « coucou »…Je file au kiosque…. Miracle !!!!! Un rayon de soleil, pas de vent, c’est abrité ici ! On va DANSER ! On va DANSER !

Tout est prêt… tout est calme… L’ordinateur tranquillement se met en marche… La flèche de la souris cherche la flèche du « play », la trouve, pour… quatre heures de tango, quatre heures de mal aux pieds, quatre heures de cœur qui palpite, quatre heures de larmes aux yeux.

C’était un grand moment.

Merci.

Olivier

2 comments on “Dimanche au Thabor

  1. Michel WEYL on said:

    J’y étais !
    Merci Aline et Olivier pour cette initiative du kiosque, c’est un endroit qui ressemble à la Louisiane (un peu…) très agréable, abrité du vent, avec un plancher s’il vous plait, pas poncé ni ciré mais très dansable et beaucoup plus souple que le béton.
    Tu nous as fait peur, Olivier, lorsque les trois Cumparsitas programmées se sont mises en route à 19h30, une demi-heure avant la fin prévue à 20h : à la première, j’ai cru à une erreur, mais la deuxième puis la troisième surtout, je l’ai dansée en savourant chaque mesure et chaque ondulation de ma cavalière… Mais c’était bien une erreur, et la fête a continué ! Merci donc Olivier pour cette erreur-bonne-surprise, on devrait toujours faire cela dans les milongas (mais ça ne serait plus une surprise au bout d’un moment)un peu comme Montaigne qui se faisait réveiller en pleine nuit pour le plaisir de ne pas avoir à se lever et pouvoir se rendormir…
    Finalement je vais prier, prier, Aline, pour qu’elle revienne, cette milonga au kiosque.

  2. Olivier on said:

    Merci Michel… Je tiens à préciser que la superbe programmation nous avait été concoctée par notre chère Bénédicte, désolé Benedicte d’avoir enfreint les règles élémentaires des milongas, mais j’étais moi-même perdu dans un no-time’s land…
    Elle reviendra cette milonga au kiosque, j’en suis sûr…
    (si quelqu’un a des photos…)

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